Intégration de notre partenaire public dans un nouvel établissement régional

 

Le dépôt du projet de loi 10 par le ministre de la Santé et des Services sociaux, le Dr. Gaétan Barrette, en 2014, était un présage à une vaste réorganisation du réseau de la santé et des services sociaux avec pour objectif de générer des économies et de simplifier la prise de décision au niveau local. Le 1er avril 2015, notre partenaire, le CRDITED de la Montérégie-Est (dont une partie était autrefois le Centre Butters) est devenu une composante à part entière du nouveau Centre intégré de santé et de services sociaux de la Montérégie-ouest (CISSSMO). Ce nouvel établissement regroupe des hôpitaux, des CSSS, des centres de soins de longue durée et des centres de réadaptation de la partie ouest de la région. Doté d’un budget intégré et d’une nouvelle équipe de gestion, le CISSSMO a pour mandat de fournir tous les services de santé et de services sociaux de son territoire, ainsi que les services de réadaptation pour toute la région. Il compte également 18 fondations qui était auparavant reliées aux nombreux partenaires maintenant regroupés.

À la Fondation Butters, nous avons été informés que notre relation de longue date avec notre partenaire public de réadaptation se poursuivra. La seule différence sera l’absence d’un conseil d’administration spécifique à notre partenaire. Plusieurs de nos collaborateurs, professionnels et gestionnaires, sont maintenant intégrés dans la structure du nouvel établissement et nos projets se déroulent comme prévu. Il faut savoir que notre relation avec notre partenaire public a connu de telles réorganisations dans le passé : le CRDITED de la Montérégie-Est était un amalgame de neuf établissements publics du secteur de l’autisme et de la déficience intellectuelle.

Nos fidèles donateurs peuvent être assurés que notre mission, nos mandats et notre profonde préoccupation pour l’implantation de nouvelles meilleures pratiques dans le réseau public n’ont pas changé et ne sont en aucune façon menacés. En fait, notre partenaire public dispose désormais d’un plus grand nombre de ressources, ce qui ouvrira, au fil du temps, de nouvelles avenues pour améliorer la prestation des services aux personnes autistes ou avec une déficience intellectuelle, et leur famille.

 

 

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Pour plus d’informations sur notre partenaire visitez leur site Web.

 

Maison Lily Butters

Raison d’être

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L’évolution progressive du réseau public de la réadaptation au Québec pour les personnes handicapées intellectuelles depuis le milieu des années 1970 a donné lieu à la réinsertion réussie dans la collectivité de presque toutes les personnes ayant une déficience intellectuelle SAUF celles qui ont des problèmes de comportement graves et complexes. Ces personnes représentent une faible minorité de la clientèle du réseau, mais un segment coûteux et mal servi de cette clientèle, souvent ballotée d’un établissement à un autre, sans gain thérapeutique appréciable et en mettant rudement à l’épreuve les membres de la famille. Souvent, ces personnes se languissent dans des hôpitaux généraux et psychiatriques de la province et du pays où elles occupent des lits coûteux et sont une source de frustration pour des professionnels bien intentionnés mais mal outillés. Ces personnes lourdement handicapées représentent un défi considérable pour le domaine de la déficience intellectuelle au Québec et dans le reste du pays. Quand ces personnes seront traitées et réadaptées convenablement, nous pourrons enfin dire que toutes les personnes ayant une déficience intellectuelle auront eu la chance de vivre dans la collectivité et de bénéficier d’une qualité de vie décente.

Toutefois, pour réinsérer les personnes ayant de graves problèmes de comportement dans la collectivité, le réseau public des services sociaux doit se « réoutiller » en adaptant son infrastructure physique pour satisfaire aux besoins cliniques de cette clientèle difficile et pour exécuter des projets de recherche concrets qui feront avancer la science de la réadaptation des personnes ayant des problèmes de comportement complexes. Des installations physiques conçues de manière à faciliter et à améliorer la prestation de services spécialisés offriront à des professionnels hautement qualifiés la possibilité de travailler de façon efficace et efficiente. Cet établissement est conçu dans le but de bien diagnostiquer, avec l’éventail complet d’outils diagnostiques, les problèmes propres à chaque client et à prescrire des programmes cliniques adaptés qui pourront à terme être administrés dans des milieux communautaires moins restrictifs. Les séjours dans un tel établissement clinique seraient limités à des périodes de 120 jours, soit la période nécessaire pour stabiliser un client « désorganisé », bien diagnostiquer ses problèmes et établir un programme personnalisé qui pourra être mis en œuvre dans le milieu de vie adapté dans la collectivité.

maison_lily_butters1_400Cet établissement se voulait une première au Canada, un milieu dans lequel des professionnels de la santé mentale et de la réadaptation sociale travailleraient de concert pour régler un problème social qui perdure. Il serait la propriété de Les Maisons Butters inc., l’organe de gestion immobilière de la Fondation Butters. L’établissement serait ensuite loué à long terme à l’établissement public. La propriété de l’édifice resterait hors du domaine public à perpétuité.

Il s’agit donc de construire et de créer dans le domaine de la déficience intellectuelle un pendant à l’hôpital de soins aigus ultra spécialisés dans le domaine de la médecine générale, un établissement de calibre mondial, rattaché à des universités aux fins de la recherche, qui peut offrir des services en français ou en anglais et accueillir des clients provenant des quatre coins de la province de Québec. Ce genre d’environnement ferait toute la différence du monde pour un client qui n’a jamais été bien diagnostiqué et qui, par conséquent, n’a jamais reçu le traitement clinique dont il a besoin pour surmonter un grave problème de comportement.

Le Service

Dr William Barakett et Me Joël Mercier, président de la FQDI, un donateur important, le jour de l’inauguration

Dr William Barakett et Me Joël Mercier, président de la FQDI, un donateur important, le jour de l’inauguration


Après une campagne fructueuse, le service a ouvert ses portes en décembre 2008. Des clients ayant besoin d’un traitement intensif y sont entrés un à la fois. Le projet de recherche s’est mis en branle en même temps (voir « Protocole de recherche » pour en savoir plus sur le projet de recherche) Cliquez ici. Les traitements ont été mis en œuvre conformément au protocole de recherche depuis le premier jour. L’évaluation et la planification de programme ont déjà été menées à terme pour des clients qui ont pu réintégrer un milieu de vie moins isolé. Un client est même retourné dans sa famille. Nous attendons la publication du premier rapport de recherche annuel. Il sera versé dans le site dès qu’il sera disponible.

 

 

La Maison Lily Butters, hautement spécialisée et d’une capacité de huit lits, offre des services de diagnostic et d’intervention en situation de crise comportementale. Nous constatons avec grande satisfaction que le taux d’occupation de la clientèle se maintient à un niveau élevé depuis son ouverture en décembre 2008. À l’origine, ce service avait été mis en place à titre de centre d’évaluation et de traitement temporaire pour les adolescents et jeunes adultes aux prises avec des troubles émotionnels et comportementaux déstabilisants. Depuis son ouverture, le Centre a accueilli 32 clients qui, après leur séjour, ont pu retourner dans des maisons communautaires, apportant répit aux familles, économies au système public, et augmentation de la qualité de vie des personnes atteintes. Durant cette période, les chercheurs spécialisés ont documenté de nouvelles pratiques exemplaires. Ils préparent un rapport provisoire qui sera publié sous peu. L’objectif consiste à partager nos expériences avec des collègues d’autres régions de la province et du pays.