Historique

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Maison de ferme de la famille Butters – 1929

 

La Fondation a été lancée en 1976 par des amis et des parents de Mme Lily Butters, deux ans après sa retraite de la direction de l’établissement public pour enfants ayant une déficience intellectuelle qu’elle avait fondé en 1948 dans la maison de ferme de sa famille près du lac Memphrémagog, dans le village d’Austin.

Vers le milieu des années 1970, l’établissement avait pris de l’expansion et accueillait 435 clients handicapés sur un campus comprenant six édifices sur 35 acres de terre. En 1972, Mme Butters était le plus important employeur du comté de Brome.

À l’époque, un décret gouvernemental venait de modifier la vocation de l’établissement après que ce dernier ait été pris en charge par le gouvernement du Québec en 1972. Au lieu d’offrir des services d’hébergement, il devait désormais se concentrer sur des services de réinsertion sociale. La famille Butters avait lentement été laissée de côté dans la réorganisation de cette nouvelle entité du réseau public et on a pensé que la meilleure façon de maintenir l’intérêt de la famille et de la collectivité pour la mission de l’établissement consistait à créer une fondation qui perpétuerait l’héritage laissé par Mme Lily Butters.

Le mandat initial de la Fondation Butters était de soutenir la nouvelle mission du centre public et de promouvoir l’intégration sociale des résidents handicapés intellectuels par l’acquisition de logements dans les collectivités du comté de Brome et au-delà. Ainsi, la Fondation a contribué au premier mouvement de désinstitutionalisation dans la province de Québec. La Fondation a été si efficace au fil des 15 années qui ont suivi que le complexe de l’établissement original a été fermé en 1990.

May83Au terme de sa première campagne de financement de projets majeurs en 1980, la Fondation avait amassé suffisamment d’argent pour construire un atelier de travail qui a accueilli des clients adultes qui habitaient Knowlton après avoir été désinstitutionnalisés de l’établissement d’Austin. La deuxième campagne de financement de projets majeurs en 1986 a recueilli 775 000 $ et permis de construire trois résidences sans obstacle architectural dans les localités de Magog, Knowlton et Granby. Ce projet a été une première au Québec et a précipité la fermeture de l’établissement d’Austin en permettant à des résidents de longue date qui étaient cloués à leur fauteuil roulant de trouver un milieu de vie dans la collectivité.

En 1998, la Fondation a lancé sa troisième campagne de financement de projets majeurs dont l’objectif était d’offrir un logement permanent à des adultes handicapés dont les parents ne pouvaient plus prendre soin. Cette campagne couronnée d’un grand succès a amassé 2,6 millions de dollars et a favorisé l’intégration à long terme dans la collectivité de nombreux adultes grâce à l’achat de résidences situées de façon stratégique dans les villes et municipalités de notre territoire. Ces maisons ont été achetées par Les Maisons Butters inc., une société de gestion immobilière que la Fondation avait créée en 1986 pour assumer la gestion de propriétés pour des clients handicapés intellectuels inscrits auprès de l’établissement public, désormais dénommé le Centre integré de santé et services sociaux de la Montérégie-ouest, (CISSSMO).

Depuis l’an 2000, la Fondation a mené à bien deux campagnes de financement : l’une de 2006 à 2008 et l’autre de 2013 à 2018. Chaque campagne visait à recueillir plusieurs millions de dollars pour trois projets distincts, lesquels seront achevés d’ici le milieu de l’année 2019. Pour obtenir des renseignements au sujet de la dernière campagne de financement « Des soins vers la guérison », cliquez sur l’icône « Rapport de campagne » au bas de la page d’accueil.
Au fil des années, le soutien de la Fondation a évolué, passant de projets de construction et d’infrastructures aux projets de recherche appliquée dont les résultats permettent l’amélioration des services de réadaptation pour les clients de tout âge aux prises avec des problèmes de comportement à divers degrés. Si ces problèmes de comportement ne sont pas adressés, ils peuvent se transformer en conséquences graves pour la santé de la famille et la relation de couple des parents. Il peut s’avérer très avantageux d’intervenir en bas âge, tant pour les familles que pour l’intégration sociale de l’enfant et les dépenses du gouvernement. À cet égard, nous travaillons avec la Chaire en déficience intellectuelle et troubles du comportement de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), dirigée par Dre Diane Morin, pour lancer une nouvelle campagne de financement. Des documents au sujet de cette campagne sont présentement rédigés et un comité sera bientôt mis sur pied. Le tout devrait débuter au cours de l’année 2019.